Contexte
Les sports gaéliques principaux sont au nombre de quatre : le football gaélique, le hurling / la camogie, le handball gaélique et le rounders. Voici un tour d'horizon des trois autres disciplines.
Ils sont très populaires en Irlande, le hurling et le football gaélique étant plus suivis que le rugby et le football « soccer » que nous connaissons. Ces sports, pratiqués par une grande partie de la population, forment une part entière de l'identité irlandaise et sont très marqués par la culture gaélique.
L'attachement à l'équipe locale est important et les compétitions entre les comtés irlandais (équivalents de nos régions, Irlande du Nord comprise) constituent le point d'orgue de la vie sportive du pays. L'esprit de ces sports est résumé par l'interdiction du statut professionnel et par le fait qu'on ne peut jouer que pour son comté d'origine : il n'est pas rare de rencontrer un joueur qui porte fièrement le maillot que son père et son grand-père ont porté avant lui. Les matches les plus importants sont joués dans le temple des sports gaéliques, Croke Park à Dublin (80 000 places).
Ces disciplines sont gérées sur le plan mondial par les fédérations irlandaises : la GAA (Gaelic Athletic Association, fondée en 1884) pour le football gaélique masculin, le hurling, le handball et le rounders ; la LGFA (Ladies Gaelic Football Association, 1974) pour le football gaélique féminin ; et la Camogie Association (1905) pour la camogie.
Sport de crosse
Le hurling et la camogie désignent le même sport : le hurling est pratiqué par les hommes et la camogie par les femmes. Le terrain et le nombre de joueurs sont semblables au football gaélique, et il y a également beaucoup de similitudes entre les règles des deux disciplines, que ce soit au niveau du comptage de points ou du déplacement sur le terrain.
La principale différence vient du fait que le ballon est remplacé par une balle en cuir, un peu semblable à une balle de baseball, appelée le sliotar. Le joueur peut manipuler la balle à la main mais utilisera surtout une crosse (le hurley) afin d'effectuer des passes longues et des tirs. Les règles principales du football s'appliquent toujours : la balle ne doit pas être lancée à la main et elle ne peut pas être ramassée au sol — le joueur la soulève généralement grâce au hurley. L'utilisation du hurley permet au sliotar d'atteindre une vitesse de plus de 110 km/h, ce qui fait du hurling et de la camogie des sports extrêmement rapides et spectaculaires.
Les contacts autorisés restent les duels épaule contre épaule, et les contacts avec le hurley sont sévèrement sanctionnés. Afin de protéger le visage des contacts accidentels (avec le hurley ou le sliotar), hurling et camogie se pratiquent obligatoirement avec un casque à écran.
En Europe continentale, ces sports sont surtout pratiqués en Allemagne et dans le Benelux, où les expatriés irlandais tournés vers le hurling sont nombreux. Plus proche de nous, on peut aussi citer le club des Paris Gaels qui aligne régulièrement une équipe dans les compétitions européennes.
Sport de fronton
Oubliez ici toute comparaison avec le handball que nous pratiquons chez nous : le handball gaélique est plutôt comparable à la pelote basque, puisqu'il se joue contre un fronton de 6,10 m de haut et de large, sur une aire longue de 12,20 m.
L'objectif est de frapper la balle avec la main (souvent recouverte d'un gant de protection) vers le fronton, de sorte que le rebond la fasse dépasser une ligne située à la moitié de l'aire. Le joueur adverse peut alors frapper à son tour avec un maximum de deux rebonds, et ainsi de suite. Seul le joueur qui sert peut marquer un point ; il faut donc gagner le service avant d'obtenir une marque.
Batte & course
Le nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais il s'agit tout simplement d'un jeu extrêmement proche du baseball. Et pour cause : ce n'est ni plus ni moins l'ancêtre du sport majeur des États-Unis, rapporté par les grandes migrations irlandaises sur le continent américain.
Les règles sont quasiment similaires à celles de son cousin nord-américain. Le but est de frapper avec une batte une balle lancée par l'adversaire et d'effectuer un parcours autour de l'aire de jeu en cas de frappe réussie. Le joueur peut soit effectuer un tour complet en cas de frappe lointaine, soit s'arrêter sur l'une des bases du parcours et reprendre sa course lors de la frappe d'un coéquipier en position de batteur. Il est primordial de s'arrêter sur une base avant que la balle ne soit ramenée par l'adversaire. Le nombre de joueurs réussissant à effectuer un tour complet détermine le vainqueur du match.
Le Lorient GAC pratique le football gaélique, porte d'entrée vers toute la famille des sports gaéliques.